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mardi 4 janvier 2022

[Avis] Penryn et la fin du monde de Susan EE


4e de couverture du tome 1:


"Les anges ne sont pas ce que l'on croit.
Il détruisent le monde, éradiquent l’espèce humaine.
Dans San Francisco dévasté, Penryn, 17 ans, doit sauver sa jeune sœur, enlevée par ces monstres.
Sa seule solution : forcer l'un d'entre eux à l'aider...
Raffe, privé de ses ailes, voit dans cette alliance contre-nature son dernier espoir.
Une jeune femme et son pire ennemi se trouvent liés malgré eux.
Une relation dangereuse...
Mais jusqu'à quel point ?"

Ma notation de la trilogie: 3/5


Mon avis:


Eh bien, eh bien, le moins que l'on puisse dire c'est que j'aurais pris mon temps pour venir à bout de cette trilogie (6 mois environ). J'avais beaucoup d'espoir en cette lecture mais malheureusement c'est loin d'être parfait

On va peut être commencer par ce que j'ai aimé et parler de l'univers. 
Les anges on connait, en revanche ce que l'on connait moins ce sont les anges qui déclenchent le chaos (aka l'apocalypse) sur terre et qui se battent pour acquérir un certain pouvoir et statut politique dans la hiérarchie angélique. Cette facette des anges m'a énormément plu. 

L'autre point que j'ai apprécié est la relation entre Penryn et Paige. Penryn et sa sœur ont un lien fraternel tellement fort que ça en est presque de la dévotion. Il apparait dès le premier chapitre et n'aura de cesse de se solidifier tout au long de l'histoire. 

Enfin, j'aimerais dire que j'ai beaucoup aimé le style de Susan EE. Son écriture est fluide et il n'y a pas de temps morts. L'équilibre entre les scènes d'actions et les scènes de dialogues (plus lentes) est très justement dosé. 

Maintenant passons à ce que j'ai le moins aimée et ce sera principalement les personnages. J'ai beau avoir aimé sa relation avec sa sœur, je n'ai pas tellement accroché avec Penryn. J'ai plusieurs fois été en désaccord avec ses décisions. Il en va de même pour Raffe qui m'a vraiment agacé à de multiples reprises. Il est également dommage que ces deux personnages n'aient pas eu plus de profondeur, de résonance.
Quant aux autres personnages je ne saurais qu'en dire. Aucun ne m'a réellement touchée pour être honnête. 

Un autre point qui m'a déplu concerne le tome 3. Il y a un twist que je n'ai pas du tout aimé car je le trouve invraisemblable et déplacé dans l'histoire. Spoiler: [cette histoire d'épée pour aller chercher les anges déchus en enfer et finir par sauver la mise à Raffe ne m'a pas vraiment convaincue. Pour moi ça ne cadre pas.].

Au final, je dirait qu'il y a du bon et du moins bon. C'est une trilogie agréable à lire bien que loin d'être parfaite. 

[Je voulais vous mettre un petit peu de fan art mais je n'ai rien trouvé d'intéressant. Ce sera pour une prochaine fois ^^]

samedi 28 décembre 2013

[Album jeunesse] L'Ours du grenier



4e de couverture:


"L'ours en peluche que la petite fille découvre dans le grenier de son grand-père semblait l'attendre pour jouer avec elle. Mais ce n'est pas un ours tout à fait ordinaire..."


Mon avis:


J'ai reçu cet album au cours du SWAP de Noël de cette année. 

Cet album est vraiment d'une grande beauté. Les couleurs douces ont quelque chose d'ancien et d'antique. Les illustrations sont très belles et correspondent parfaitement au texte. Quand à la qualité de la manufacture du livre il n'y a rien à en redire. Le papier est épais et j'ai même été surprise de découvrir qu'il y a du vernis sélectif (un effet de brillance) sur les images. 
L'histoire est simple mais enchanteresse. Lucie va découvrir un vieille ours en peluche qui va l’entraîner dans un voyage insoupçonné afin de lui présenter ses amis les jouets. Nous découvrons d'autres joujoux qui parlent et ils vont tous s'amuser pendant un moment avant que Lucie ne doivent regagner sa maison. 

Au final, et bien que je n'ai pas du tout pour habitude de lire des albums, j'ai vraiment adoré celui-ci. Il m'a fait voyager en enfance, quand je croyais encore que les jouets étaient eux aussi animés d'une vie. Merci encore Stéphanie pour ce bon moment. Je garde précieusement cet album!

lundi 11 novembre 2013

[Rose-Aimée] La belle qui porte malheur - 1 - de Béatrice Bottet

4e de couverture:


"San Francisco, mai 1851
Dans le saloon bruyant et enfumé bourré de chercheurs d’or, l’homme aux cheveux gris haussa la voix : 
– J’ai quelque chose d’important à te demander... 
Le jeune marin ouvrit bien grand ses oreilles. 
– Es-tu capable de retrouver quelque chose à Paris ? demanda Garancher, fébrile, en lui mettant une main sur le bras. Et quelqu’un ? 
– Ce que vous voulez, dit Martial Belleroche avec assurance. Et qui vous voulez. 
– Alors je compte sur toi. Mais surtout, surtout... il faudra te méfier, fit Garancher d’une voix grave et lugubre sans s’expliquer davantage. 
Il leva alors son verre et les deux hommes trinquèrent. 

Paris, avril 1852 
Fifi -Bout-d’Ficelle sourit au public et s’inclina. Tous les spectateurs sentirent leur cœur fondre. Tous sauf un. Le piano et le violon jouèrent un prélude d’une grande intensité dramatique. Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des « chuuut » impatients. Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur…"

Mon avis:


A sa sortie, j'avais lu pas mal d'avis élogieux sur ce premier tome d'une histoire qu'on disait belle, originale et surtout très prenante. Alors quand il y a quelques semaines je l'ai vu sur l'étagère d'un bouquiniste je me suis dit qu'il fallait que moi aussi je découvre cette oeuvre. 

Pour ma part ce ne sera pas un coup de coeur. En effet j'ai mis longtemps à lire ce livre (je l'ai même mis en pause pour en lire un autre, ce qui est très rare pour moi). En fait je pense que le plus gros soucis que j'ai pu avoir avec cette lecture est le manque évident d'intérêt qu'il a suscité chez moi pendant toute sa première moitié. Pendant de longues pages j'ai eu l'impression de piétiner dans l'histoire, de ne pas comprendre où l'auteur voulait nous mener. J'avais le sentiment de vivre de longues et ennuyeuse journées avec les personnages, des journées qui se répétaient, encore et encore...

Mais arrivé à la moitié du livre tout change. Les personnages se réveillent et se révèlent enfin. Nous avons des scène plus vivantes avec des moments forts et chargés d'émotions. Nous avons aussi des révélations qui entraînent d'autres questionnements, et l'on comprend mieux certaines choses qui pouvaient nous sembler un peu floues dans le passé.

Outre ce problème de rythme dans l'histoire, j'avoue que je n'ai rien à reprocher à ce premier tome. Pour ma première plongée dans cette époque je suis plutôt conquise car on sent que l'auteur connait son sujet et a pris le temps de documenter son histoire car les descriptions sont tellement vivantes que l'on s'y croirait. De plus, elle nous entraîne dans un milieu que naguère comme aujourd'hui n'est que très peu traité: celui de la prostitution et de la pègre. Elle nous fait vivre la promiscuité et l'obscénité de ce genre de vies via des réflexions parfois dures mais jamais crus. 
Enfin, c'est une histoire qui est très bien écrite et agréable à lire. 

Quand aux personnages je dois dire que ma préférence va pour Rose-Aimée et Martial (nos deux personnages principaux). Mais j'avoue que j'ai aussi beaucoup aimé La Fauvette car c'est un personnage complexe et tourmenté qui fera encore surement du grabuge dans le 2e tome.

Au final, j'ai bien aimé ce livre malgré le fait que je me soit battue pour en dépasser la première moitié. Je regrette ce déséquilibre de rythme qui ne m'a pas permis de prendre un maximum de plaisir dans cet univers. Cependant, si j'en viens à croiser la suite au détour d'un rayon, je me laisserai tenter pour savoir ce qu'il va arriver à nos personnages.


«----´¯`----» 

La -aussi- très jolie couv' du T2 :



dimanche 18 novembre 2012

Le Baiser de l'Ange - 1 - de Elizabeth Chandler

4e de couverture:


"Ivy adore les anges. Elle collectionne les petites statuettes qui les représentent et croit profondément qu'ils l'accompagnent dans les moments difficiles de sa vie. Surtout depuis que sa mère s'est remariée. Avec le père de Gregory, ce garçon étrange qui met Ivy mal à l'aise. Heureusement, Tristan, le jeune homme le plus adulé du lycée est fou amoureux d'elle. Ivy partage ses sentiments, et le bonheur lui paraît de nouveau accessible. Mais bientôt, le destin les frappe violemment."



Mon avis:


Prêté il y a quelques temps par ma cousine adorée, ce premier tome dormait paisiblement dans ma PAL jusqu’à ce que j’ai l’envie de l’en sortir. Sachant que je ne m’attendais à rien d’extraordinaire je n’ai pas été déçue car "extraordinaire" et bien le qualificatif qui ne convient pas à ce premier opus.
A vrai dire, je ne me suis pas ennuyée avec ce livre mais on ne peut pas non plus dire que je l’ai savouré. En fait j’ai vécu l’histoire d’une manière passiveattendant vainement un évènement propulseur. Je trouve qu’il est vraiment dommage qu’à chaque soupçon d’intérêt qui apparaît l’auteur trouve moyen de le tuer dans l’œuf en ne le développant pas assez.
Et en plus d’un manque évident d’une histoire intéressante et prenante j’ai pu constater que ni les personnages ni le contexte ne sont assez travaillés. Il y aurait sincèrement eu de quoi faire un plus gros livre avec plus de détails et d’approfondissements. Vous me direz "Oui mais il y a d’autres tomes". Certes, c’est vrai, mais je continuerais de dire qu’il est dommage de survoler comme c’est ici le cas. Et à tout cela s’ajoute un style d’écriture très simple, parfois à la limite du nian-nian, qui s’adresse vraiment en priorité aux très (très, mais alors très) jeunes adultes.
En bref, c’est une lecture qui ne me laissera pas un souvenir intarissableUn manque évident de développement et d’action font que je n’ai au final pas assez accroché pour lire la suite.

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Article transféré de mon ancien blog

mardi 28 août 2012

[Midnighters] L' Heure secrète - 1 - de Scott Westerfeld

4e de couverture:


" Il existe une ville, aux Etats-Unis, où le temps s'arrête à minuit. Plus un être ne bouge, tout semble figé... S'ouvre alors l'heure secrète. Le monde appartient aux darklings, des créatures maléfiques qui rodent dans les ténèbres. Seuls quelques ados, nés à minuit pile, sont capables d'évoluer dans cet espace-temps. Ils se surnomment entre eux les midnighters. Tous ont des pouvoirs spéciaux. Tous, sauf Jessica Day. Pourtant, les créatures de l'ombre sentent en elle un danger redoutable et sont prêtes à l'éliminer... "


Mon avis:


Reçu au cours du SWAP Dystopie de la part de Julia, ce livre est le premier tome d’une trilogie d’un auteur que j’ai découvert grâce à sa saga Uglies. J’avais adoré l’histoire et le style et j’ai cru que je retrouverais la même magie avec ce livre mais j’ai vite déchanté.
L’auteur a choisit un style vraiment trop jeunesse et utilise plus d’une fois des formes simplistes et des raccourcis trop gros pour que l’on puisse passer outre. Les personnages sont peux recherchés, plats et sans grand intérêt. J’ai eu du mal à les discerner les uns des autres car ils n’ont pas spécialement de traits de caractère propres pour en faire des personnages à proprement parler. C’est dommage car avec un peu plus de profondeur il y aurait eu possibilité de faire quelque chose de bien meilleur.
L’histoire en elle-même est originale et inédite pour moi. Le monde qui s’arrête de tourner pour tous sauf pour un petit cercle d’élus qui ont des pouvoirs et doivent se battre contre des forces très anciennes, leurs moyens de défense primaires, etc. sont des idées que j’ai su apprécier. Il y a eu un véritable travail de la part de l’auteur à ce niveau. Là où il en manque, en revanche, c’est dans la forme des phrases, des dialogues et des pensées. Je vous ai d’ailleurs sélectionnés quelques citations qui m’ont soit exaspéré, soit fait rire :
p. 154 : « Il souriait de nouveau. Jessica s’aperçut qu’elle aimait bien le sourire de Jonathan ».
p. 171 : « Sa voix était curieusement fêlée, et elle se demanda si elle s’était cogné la tête. Elle éprouva un vertige : souffrait-elle d’une commotion cérébrale, ou était-elle en train de tomber amoureuse ? »
p. 271 : « Quelqu’un apporta même un panneaux indicateur planté dans une pièce de béton, et tout le monde rit et applaudit quand il se tordit dans le feu et noircit. Jessica espérait que personne n’aurait d’accident de la route à cause de cette soirée. »
p. 298 : « Sous la peau du darkling roulaient des muscles durs comme des boutons de porte. »
Et ceci n’est qu’un échantillon du style employé qui, je le répète, est vraiment passable.
Pour conclure, je dois dire que je suis quand même assez déçue par cette lecture. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi peu travaillé et simpliste. Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir envie de stopper ma lecture et c’est ce qui me fait dire que je ne lirais surement pas la suite.

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Article transféré de mon ancien blog