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samedi 12 février 2022

[ Avis ] L'Anti-lune de miel de Christina Lauren


4e de couverture: 


"Quand deux ennemis jurés partent en (faux) voyage de noces à Hawaï, tout peut arriver... même de trouver l'amour.

Olive Torres s'est habituée à être la jumelle malchanceuse : mésaventures inexplicables, licenciement récent.. elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa soeur Ami, au contraire, incarne l'éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l'intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d'Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré)....

Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d'une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar, et, seuls, Olive et Ethan s'en sortent indemnes. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle.

Convenant d'une trêve temporaire, ils s'envolent tous les deux pour Maui. Après tout, dix jours de bonheur valent bien la peine de jouer au couple de jeunes mariés amoureux, n'est ce pas ? Mais étrangement, faire semblant dérange de moins en moins Olive. En réalité, elle se sentirait presque assez... chanceuse, pour une fois !"

Ma note : ⭐⭐⭐.5/5


Mon avis:


Depuis quelques temps j'ai envie de lectures "feel good", drôles et légères. Avec ce roman, le contrat est pleinement rempli!

L'Anti-lune de miel propose une histoire originale qui tient parfaitement bien la route. J'ai adoré suivre les personnages à Hawaï (ahhhhh, moi aussi je veux aller à Maui !!!). D'abord ennemis pleins de préjugés l'un envers l'autre, ils vont apprendre à se connaitre et à se voir avec une regard nouveau pour au final ne plus pouvoir se lâcher. Ils vont vivre des péripéties cosasses et même farfelues dans un cadre qui m'a fait rêver de soleil et de vacances. 

J'ai adoré le personnage d'Olive. Elle qui est habituée à toujours voir le négatif dans toute situation, apprend au fur et à mesure que la chance n'est finalement qu'une question de perspective. De plus, elle possède un vrai sens de l'humour et de la répartie qui m'ont vraiment plu. 

J'ai également apprécié Ethan pour son humour et son innocence. Cependant je dois dire qu'il m'a légèrement laissé sur ma faim. En effet, il manque parfois de charisme et son entêtement m'a donné une très forte envie de le prendre par les épaules et de le secouer. 

Pour finir sur les personnages, j'aurais une mention spéciale pour la famille d'Olive. J'aime ce genre de familles soudées qui font cocon autour d'un des leurs dès que le besoin de fait sentir. 

Au final c'est une lecture rapide, drôle et qui fait du bien au moral. Idéal pour faire une pause entre deux livres plus conséquents. 


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Ne manquez pas mon avis sur un livre du même auteur que j'avais ADORE:



mardi 4 janvier 2022

[Avis] Penryn et la fin du monde de Susan EE


4e de couverture du tome 1:


"Les anges ne sont pas ce que l'on croit.
Il détruisent le monde, éradiquent l’espèce humaine.
Dans San Francisco dévasté, Penryn, 17 ans, doit sauver sa jeune sœur, enlevée par ces monstres.
Sa seule solution : forcer l'un d'entre eux à l'aider...
Raffe, privé de ses ailes, voit dans cette alliance contre-nature son dernier espoir.
Une jeune femme et son pire ennemi se trouvent liés malgré eux.
Une relation dangereuse...
Mais jusqu'à quel point ?"

Ma notation de la trilogie: 3/5


Mon avis:


Eh bien, eh bien, le moins que l'on puisse dire c'est que j'aurais pris mon temps pour venir à bout de cette trilogie (6 mois environ). J'avais beaucoup d'espoir en cette lecture mais malheureusement c'est loin d'être parfait

On va peut être commencer par ce que j'ai aimé et parler de l'univers. 
Les anges on connait, en revanche ce que l'on connait moins ce sont les anges qui déclenchent le chaos (aka l'apocalypse) sur terre et qui se battent pour acquérir un certain pouvoir et statut politique dans la hiérarchie angélique. Cette facette des anges m'a énormément plu. 

L'autre point que j'ai apprécié est la relation entre Penryn et Paige. Penryn et sa sœur ont un lien fraternel tellement fort que ça en est presque de la dévotion. Il apparait dès le premier chapitre et n'aura de cesse de se solidifier tout au long de l'histoire. 

Enfin, j'aimerais dire que j'ai beaucoup aimé le style de Susan EE. Son écriture est fluide et il n'y a pas de temps morts. L'équilibre entre les scènes d'actions et les scènes de dialogues (plus lentes) est très justement dosé. 

Maintenant passons à ce que j'ai le moins aimée et ce sera principalement les personnages. J'ai beau avoir aimé sa relation avec sa sœur, je n'ai pas tellement accroché avec Penryn. J'ai plusieurs fois été en désaccord avec ses décisions. Il en va de même pour Raffe qui m'a vraiment agacé à de multiples reprises. Il est également dommage que ces deux personnages n'aient pas eu plus de profondeur, de résonance.
Quant aux autres personnages je ne saurais qu'en dire. Aucun ne m'a réellement touchée pour être honnête. 

Un autre point qui m'a déplu concerne le tome 3. Il y a un twist que je n'ai pas du tout aimé car je le trouve invraisemblable et déplacé dans l'histoire. Spoiler: [cette histoire d'épée pour aller chercher les anges déchus en enfer et finir par sauver la mise à Raffe ne m'a pas vraiment convaincue. Pour moi ça ne cadre pas.].

Au final, je dirait qu'il y a du bon et du moins bon. C'est une trilogie agréable à lire bien que loin d'être parfaite. 

[Je voulais vous mettre un petit peu de fan art mais je n'ai rien trouvé d'intéressant. Ce sera pour une prochaine fois ^^]

lundi 8 juillet 2013

Orgueil et Préjugés de Jane Austen

4e de couverture :


" Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l'arrivée d'un nouveau et riche voisin, la famille espère que l'une d'entre elles pourra lui plaire... Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d'Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s'assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage.
Drôle et romanesque, ce chef-d'oeuvre de Jane Austen continue à jouir d'une vive popularité et a donné lieu à de nombreuses adaptations. "


Mon avis :


Comme dirait mes copinautes de Livraddict quand je leur ai annoncé ma lecture prochaine de ce livre: "Honte à toi qui n'a pas encore lu ce chef d'oeuvre". Eh oui, j'ai mis du temps à y venir, tout simplement parce que la dernière fois que j'ai essayé le style de Jane Austen avec Emma je n'ai pas pu dépasser les 30 premières pages... Cette fois j'ai persévéré et c'est une petite victoire personnelle pour moi. 

Certes ce livre ne se lit pas facilement car il faut prendre le temps de s'accoutumer à l'écriture particulière de l'auteur, qui est aussi voulu par l'époque à laquelle a été écrite cette histoire (1797). Les tournures de phrases, les expressions, les descriptions/monologues à rallonge et les multiples personnages à retenir sont des obstacles qu'il faut surmonter si l'on veut prendre toute la mesure de l'histoire et de son message. 

Les personnages de ce roman sont donc bien trop nombreux pour être tous cités et décris. Cependant je dois dire que certains m'ont beaucoup plu comme Mr Bennet, Jane, Mrs & Mrs Gardiner et Mr Bingley. D'autres m'ont insupporté ou ennuyé comme Mary, Catherine, Lydia, Mr Collins et surtout Lady Catherine de Bourgh qui se mêle un peu trop de ce qui ne la regarde pas (une tête à claques !).

Et bien évidemment il y en  a deux que j'ai absolument adoré: Elizabeth et Mr Darcy. Elizabeth (Lizzie) avec laquelle nous passons le plus clair de notre temps est une jeune femme instruite, clairvoyante, posée et réfléchie. Elle aime passer du temps à observer les attitudes de chacun, les décortiquer et les exposer au besoin. C'est un personnage très intéressant et qui va bien malgré lui devoir apprendre de ses erreurs de jugement. Mr Darcy quant à lui est un personnage décrit comme froid, hautain et orgueilleux. Quand Janee Austen nous le décris pour la première fois nous ressentons très fort ses trais de caractère mais au fur et a mesure que l’histoire de déroule et que nous en apprenons plus, nous nous rendons bien compte de toute la complexité de ce personnage et où cela va le mener, lui et Elizabeth. 

Et c'est bien dans ce cheminement émotionnel et comportemental que réside le message de ce livre. A force de ne voir que ce qui est exposé et apparent on en oubli de creuser la caractère de l'autre. En ne se fiant qu'aux rumeurs, belles paroles et autres contes on en néglige les actes qui sont des preuves parfaites d'amour/amitié. La valeur d'une personne n'est pas due à son rang, à sa rente ou à sa lignée mais bel et bien à comment elle mène sa vie et quelles moyens elle emploi pour se faire. 

Au final, j'ai passé un agréable moment avec ce livre. Il a été plus dur à comprendre et à lire que ce à quoi je m'attendais mais c'est aussi du fait de cette complexité que le plaisir de ma lecture a été plus grand. C'est une satire des conventions sociales de l'époque doublée d'histoires sentimentales qu'il faut absolument avoir lu. 



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Parallèle avec l'adaptation cinématographique de 2005


A la lecture du livre j'ai commencé à être curieuse de voir ce que pouvait donner cette histoire sur grand écran. J'ai donc posé la question sur la page FB du Blog et il en est ressorti que cette adaptation a plu à bon nombre d'entre vous. 


Et il en va de même pour moi! 

L'ayant regardé juste après avoir fini le livre, j'avais encore l'histoire fraîchement en tête et j'ai pu noté les libertés prises par la réalisation. Elles ne m'ont absolument pas gêné car j'ai savouré ce film. Je dois même avouer que certaines scènes sont bien plus vivantes dans le film que dans le livre, en particulier la première déclaration de Mr Darcy qui a enfin réussi à m'émouvoir. Les dialogues que j'avais eu du mal à interpréter ont pris du relief et ça m'a permis de mieux comprendre toute leur complexité. De plus, je trouve que Kiera Knightley est vraiment excellente dans le rôle d'Elisabeth, ainsi que Mr Darcy. Quand aux autres acteurs ils correspondent tout à fait à ce qu'ils étaient dans mon imaginaire.

lundi 29 avril 2013

Entre le Chaperon Rouge et le Loup, c'est fini de Katarina Mazetti

4e de couverture: 


Linnea, dix-sept ans, ne s'est pas remise du décès brutal de Pia, sa meilleure amie. En cette nouvelle rentrée, flanquée de deux copines plus paumées qu'elle, elle interroge les adultes sur le sens de l'existence et cache sa détresse sous une cruauté moqueuse. Quand sa grand-mère chérie lui offre une belle somme d'argent, elle envoie tout promener et part en voyage. C'est le moment pour elle de tomber amoureuse, de faire des choix inconsidérés, de prendre des risques, de perdre son innocence... bref, de vivre sa vie.

Après Entre Dieu et moi, c'est fini (Babel n° 1050), Linnea a grandi mais n'en est que plus déboussolée par le monde adulte. Son désarroi mâtiné de culot offre des pages aussi tendres qu'hilarantes, un cocktail que Katarina Mazetti maîtrise à merveille et que l'on retrouvera en collection Babel dans le troisième volume consacré à son héroïne encore adolescente, mais plus pour longtemps : La fin n'est que le début. "


Mon avis:


Après avoir lu et adoré le premier tome de cette trilogie, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver Linnea alors qu'elle aborde une toute nouvelle étape de sa vie.

Linnea a grandit. Elle est devenue une jeune femme qui se cherche, cherche un sens à sa vie et à celle de tous ceux qui l’entoure. Elle aspire à faire ses propres expériences et à vivre selon ses opinions. Certes, la mort de sa meilleure amie Pia continue de la ronger, mais on sent qu’elle est en train de passer à un autre stade : l’acceptation.

Notre héroïne continue de nous faire voir le monde comme elle le voit. C'est-à-dire plein de contradictions, d’injustices et d’abandons. A travers ses expériences nous côtoyons le genre humain, du meilleur au moins bons. L’amitié, l’hospitalité et l’amour son décortiqués et remis en question mais toujours dans un souci d’arriver à trouver la réponse à cette question existentielle : quel est le sens de la vie ?

Nous retrouvons donc ici les ingrédients du succès du premier volume à ceci près que l’auteur a décidé de faire évoluer son personnage. Cela adouci le sarcasme et les critiques de Linnea, et au même temps permet une certaine profondeur dans ses réflexions.

Le style reste un des points forts de cette trilogie. Bien qu’il y ait une grande majorité de narration je n’ai pas boudé mon plaisir car elle est vivante et nous sert à comprendre le personnage. Un autre point que j’apprécie ce sont les titres à chaque début de chapitre. Ils peuvent parfois nous sembler énigmatiques mais très vite ils prennent tout leur sens.

Au final j’ai encore une fois adoré retrouvé Linnea et ses questionnements. Son regard désenchanté sur la société et ses habitants constitue une base de réflexion intéressante sur ce que nous sommes et ce nous faisons. J’ai vraiment hâte de lire le troisième et dernier tome pour voir ce qu’une Linnea accomplie peut bien penser de la vie. 


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Quelques citations :

p. 20 : "-Dis, tu sais qu'il y a des gens à qui ça va très bien le métal dans la figure! Toi par exemple, on devrait te fermer la gueule avec des agrafes"
p. 69 : "- A l'époque je connaissais un vieux. Un jour, il est allé dans la forêt pur cueillir des myrtilles. Trois jours plus tard il n'était toujours pas revenue. Les gens ont organisé une battue. Quand ils l'ont trouvé, il était presque mort de froid, mais heureux. Pour lui, ç'avait été une aventure extraordinaire. "Même quand on se perd, on arrive quelque part!" a-t'il dit." 


jeudi 14 mars 2013

Surtout ne pas déranger de Tilly Bagshawe

4e de couverture:


"Une jeune femme prête à tout pour sauver l'entreprise familiale, un jeune homme dévoré d'ambition... Drames, rivalités et romances dans le milieu de l'hôtellerie de luxe. 
Honor Palmer a un rêve : rendre à l'hôtel familial, jadis le joyau des Hamptons, sa splendeur d'antan. Et elle a fort à faire entre les dettes contractées par son père, les exigences financières démentielles de sa soeur et les travaux de remise aux normes. 
Mais le pire est à venir : juste au moment où Honor pense avoir la tête hors de l'eau, voici qu'Anton Tisch, un riche homme d'affaires au passé sulfureux, entreprend d'ouvrir un hôtel non loin de là. Surtout, il en a confié la gérance à Lucas Ruiz...
Entre l'héritière déchue et le self-made-man majorquin, la guerre est déclarée. 
Des Hamptons à Manhattan, en passant par Boston, Paris et Monte-Carlo, Honor et Lucas vont se livrer une bataille sans merci pour régner sur le monde des palaces. À moins qu'ils aient plus à gagner en cédant à l'attirance qui les pousse irrésistiblement l'un vers l'autre..."


Mon avis:


Un bon moment. Voilà comment résumer ce beau bébé de livre (639 pages, rien que ça !) que j’ai pioché sur un coup de tête dans ma PAL alors que je cherchais quelque chose de léger pour me distraire.
Dans ce livre à mi chemin entre la chick –lit et la romance moderne, nous avons une ribambelle de personnages tous plus intéressants que les autres. Certains son attendrissants, drôles et sympathiques, tandis que d’autres sont dérangeants, sans moral et sans pitié. Tous ces caractères sont un condensé de ce qu’est la condition humaine et de tous ces gens singuliers qui nous entourent. Au fil des pages nous suivons leurs vies et leurs choix qui vont comme par magie se répercuter sur les autres personnages et créer un énorme effet papillon jusqu'au dénouement.
Et la fleur que butine ce papillon, si j’ose dire, est le monde si complexe et inaccessible de l’hôtellerie de luxe. Moi qui n’y connais absolument rien j’ai appris en quelques heures seulement pas mal de ficelles du métier. Loin d’être devenue un professionnelle du secteur (et c’est quelque chose qui ne m’intéresse pas le moins du monde) j’ai pu confirmer le fait que plus il y a d’argent et de gloire à la clef et plus le fruit du succès devient pourri, attirant des gens sans scrupules et sans aucun amour propre.
En fait Tilly Bagshawe nous livre ici un extrait des coulisses des palaces et les dessous peu reluisants des puissants de ce monde au travers des ses personnages. Par le biais d’une écriture à la précision journalistique, l’auteur nous plonge dans des intrigues pour la gloire et la reconnaissance ne laissant pas pour autant l’aspect sentimental au second plan. Ce dernier est même très présent.
Vous l’aurez compris, au niveau du contenu l’auteur a tout bon. Mais en ce qui concerne la forme j’ai quelques bémols à formuler. Tout d’abord j’ai plusieurs fois été perturbée par des sauts dans le temps de certaines actions. J’ai eu l’impression que certaines scènes ont duré des heures alors que d’autres se sont télescopés comme par miracle dans un futur proche. Et enfin j’ai eu l’impression d’un rythme haché qui s’est révélé peu agréable à certains moments.
En bref ? C’est parfois en ne s’attendent pas à grand-chose d’un livre qu’on passe un bon moment. C’est le cas avec celui-ci que je recommande pour les amoureux du genre.

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Article transféré de mon ancien blog

jeudi 4 octobre 2012

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti

4e de couverture:


" Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir".



Mon avis:

Voici  un livre court et direct qui m’a séduite. Je l’ai longtemps pris puis reposé, commencé puis abandonné. Tout ça pour enfin prendre le temps de m’y plonger avec patience et envie.
J’avais déjà pu apprécier l’écriture de Katarina Mazetti avec Le mec de la tombe d’à côté et c’est avec grand plaisir que je l’ai retrouvé. Ici le sujet traité est diamétralement opposé car il est question d’amitié, d’ados et de suicide. Des thèmes qui sont profondément traités et bien expliqués d’une manière ironique, imagée, parfois triste et poétique.
On dit que la fête rassemble mais c’est souvent la douleur qui lie les âmes. Ce livre est l’histoire d’une amitié qui nait dans la douleur et la brimade, qui va croitre et se nourrir au sein de deux jeunes filles qui portent un regard nu sur leur univers et ceux qui partagent cet espace. Envers et contre tous elles vont se battre pour garder leurs opinions et leurs rêves d’un autre monde jusqu’à ce que la vie telle qu’elle est les rattrapent.
Linnea est un personnage que j’ai aimé dès les premières lignes. Mais pas autant que Pia. Ah, Pia ! J’adore cet être que l’auteur en a fait ; son caractère, sa gravité et son intelligence.  Ses répliques plaines de sens, sa vision d’un  monde désenchantée et parallèlement plein d’espoir. Des répliques pleines de sens sorties du vécu qu’elle s’est forgé.
En bref ? Un petit livre plein de bon sens, facile à lire, et qui laisse des marques au coeurEmouvant, direct et poétique, c’est un écrit qui restera ancré en moi pendant un long moment.

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Article transféré de mon ancien blog

mercredi 8 août 2012

Mississippi de Hillary Jordan

4e de couverture:


" Dans le Vieux Sud sauvage des années 40, Laura et Henry luttent pour élever leurs enfants sur une terre ingrate. Laura sait qu'elle ne sera jamais heureuse dans cette ferme isolée et sans confort. Lorsque deux soldats rentrent du front, elle se sent renaître peu à peu. Empoisonné par le racisme, cet univers de boue, de désirs et de mort verra la sauvagerie tout emporter...

Un premier roman magistral sur fond de bruit et de fureur. "



Mon avis:


Voici un livre qui change beaucoup de ce que j’ai l’habitude de lire. Et je n’aurais surement pas sauté le pas de sa lecture si je n’avais pas eu la chance de le gagner l’an dernier à un concours sur la page Facebook des éditions 10/18.
La première impression que l’on a avec ce roman c’est celle d’une Amérique profonde, conservatrice et rudimentaire. On est loin des Etats Unis des strass et des paillettes. Ici on est au cœur de cette Amérique qui souffre avec ses paysans et leurs espoirs de fortune ; et de ses noirs américains qui caressent le rêve fou d’être totalement libres de leurs gestes et respectés en tant qu’êtres humains.
Le ton de ce livre est rude et sombre. C’est vraiment quelque chose qui frappe car il nous permet de nous rendre compte dès les premières pages que nos personnages ne seront pas gâtés, que l’on ne doit pas s’attendre à un happy end. Ce côté sombre et dérangeant est donc le ciment de cette histoire qui voit évoluer plusieurs groupes de personnages
Il y a tout d'abord les blancs, propriétaires terriens et agriculteurs avec Laura, Henry et Pappy. Puis il y a les noirs qui travaillent pour eux avec Florence et  Hap. Et enfin nous avons les soldats avec Jamie et Ronsel.
Pour moi Pappy a été l'être le plus détestable de ce roman, suivi de près par son fils Henry. Ils sont bloqués dans des principes racistes auxquels je n'adhère pas du tout. Au contraire, j'ai énormément aimé Ronsel et ses parents Florence et Hap. Ce que j'ai tant aimé en Ronsel c'est la force dont il fait preuve, l'envie de s'en sortir et de prouver que même s'il est noir il n'en demeure pas pour autant humain, intelligent et doté d'une âme.
Au final je n'ai pas de reproches à faire à ce livre mais il se situe quand même loin du coup de coeur. En fait il m’est même difficile d'en parler car c'est vraiment une lecture très singulière avec des messages sur le racisme, la guerre et la précarité. C’est une fresque d’un temps que beaucoup d’entre nous oublient quand ils pensent à l’Amérique. Car l’Amérique c’est aussi ça si l’on creuse un peu.
En bref? Une plongée dans l'Amérique profonde du milieu des années 40 où le racisme, la guerre mondiale et l'espoir forment un récit sombre et fort.

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Article transféré de mon ancien blog