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mercredi 26 octobre 2022

[ Avis ] Ils sont chez nous de Lisa Jewell



 4e de couverture:

" Trois cadavres et un bébé abandonné : c'est la macabre découverte que fait la police dans une belle demeure de Chelsea, celle qu'occupait la famille Lamb. Faute de preuves et de témoignages, les enquêteurs privilégient la piste d'un suicide collectif et l'affaire est classée.

Vingt-cinq ans plus tard, quand Libby hérite de la maison et se voit révéler les circonstances de son adoption, elle se rend sur les lieux pour percer le mystère de ses origines. Accompagnée par Miller, un journaliste qui a enquêté sur cette terrible affaire, la jeune femme va faire des découvertes troublantes. Mais est-elle prête à découvrir l'effroyable secret qu'on lui cache depuis sa naissance ? Elle ignore encore que quelqu'un, quelque part, donnerait cher pour la retrouver... "


Ma note : ⭐⭐⭐.5/5

Mon avis :


Ce roman m'a été offert à mon anniversaire par une personne qui m'est très chère. Elle m'a assuré que j'allais aimer et que c'était un très bon livre. Aujourd'hui, je ne peux que lui donner raison. 

L'histoire est extrêmement bien écrite. Je connaissais déjà le style de Lisa Jewell avec son excellent roman "Vince et Joy", je ne suis donc pas si surprise par son talent. L'intrigue est minutieusement ficelée avec un déroulé sans aucunes fausses notes. Le suspens est total jusqu'à la dernière ligne avec un grand nombre de rebondissements que je n'avais pas vu venir. 

L'ambiance générale du livre est oppressante. Moi qui ne lis que des livres légers pour m'aérer l'esprit, j'ai été fascinée (et également un peu angoissée) par la tournure que prend le roman à certains moments. 

Les relations entre les personnage sont quelques peu déstabilisantes. J'ai eu du mal à m'attacher à un protagoniste en particulier en grande partie car j'avais peur qu'il ne s'avère être un psychopathe. Car ici, chaque personnage possède clairement un potentiel obscur

Au final, bien que je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de romans, j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Je recommande, évidemment !


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De la même autrice, je vous recommande:

samedi 12 février 2022

[ Avis ] L'Anti-lune de miel de Christina Lauren


4e de couverture: 


"Quand deux ennemis jurés partent en (faux) voyage de noces à Hawaï, tout peut arriver... même de trouver l'amour.

Olive Torres s'est habituée à être la jumelle malchanceuse : mésaventures inexplicables, licenciement récent.. elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa soeur Ami, au contraire, incarne l'éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l'intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d'Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré)....

Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d'une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar, et, seuls, Olive et Ethan s'en sortent indemnes. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle.

Convenant d'une trêve temporaire, ils s'envolent tous les deux pour Maui. Après tout, dix jours de bonheur valent bien la peine de jouer au couple de jeunes mariés amoureux, n'est ce pas ? Mais étrangement, faire semblant dérange de moins en moins Olive. En réalité, elle se sentirait presque assez... chanceuse, pour une fois !"

Ma note : ⭐⭐⭐.5/5


Mon avis:


Depuis quelques temps j'ai envie de lectures "feel good", drôles et légères. Avec ce roman, le contrat est pleinement rempli!

L'Anti-lune de miel propose une histoire originale qui tient parfaitement bien la route. J'ai adoré suivre les personnages à Hawaï (ahhhhh, moi aussi je veux aller à Maui !!!). D'abord ennemis pleins de préjugés l'un envers l'autre, ils vont apprendre à se connaitre et à se voir avec une regard nouveau pour au final ne plus pouvoir se lâcher. Ils vont vivre des péripéties cosasses et même farfelues dans un cadre qui m'a fait rêver de soleil et de vacances. 

J'ai adoré le personnage d'Olive. Elle qui est habituée à toujours voir le négatif dans toute situation, apprend au fur et à mesure que la chance n'est finalement qu'une question de perspective. De plus, elle possède un vrai sens de l'humour et de la répartie qui m'ont vraiment plu. 

J'ai également apprécié Ethan pour son humour et son innocence. Cependant je dois dire qu'il m'a légèrement laissé sur ma faim. En effet, il manque parfois de charisme et son entêtement m'a donné une très forte envie de le prendre par les épaules et de le secouer. 

Pour finir sur les personnages, j'aurais une mention spéciale pour la famille d'Olive. J'aime ce genre de familles soudées qui font cocon autour d'un des leurs dès que le besoin de fait sentir. 

Au final c'est une lecture rapide, drôle et qui fait du bien au moral. Idéal pour faire une pause entre deux livres plus conséquents. 


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Ne manquez pas mon avis sur un livre du même auteur que j'avais ADORE:



mercredi 12 janvier 2022

[Avis] Dear Enemy de Kristen Callihan


4e de couverture (made in Google traduction) :


"Enfants, ils se détestaient. 
Macon Saint était beau, mais malgré son nom, Delilah savait qu'il était le diable. Qu'il soit sorti avec sa sœur légèrement diabolique, Samantha, n'était pas non plus un pique-nique. Quand ils ont rompu, c'était un rêve devenu réalité : Dalila n'a plus jamais eu à le revoir. 
Dix ans plus tard, son vieil ennemi lui envoie un texto. La sœur de Delilah a volé un précieux héritage à Macon, désormais une star montante d'Hollywood, et il a l'intention de toucher son dû. Un problème : Sam a quitté la ville. 
Des étincelles grésillent toujours entre Macon et Dalila, seule cette chaleur ressemble de manière alarmante à une attraction indésirable. Mais Delilah veut désespérément empêcher sa mère au cœur faible d'apprendre le vol de sa sœur. Elle propose donc un marché : elle s'acquittera de la dette en devenant la chef et assistante personnelle de Macon. C'est une recette pour le désastre, mais Macon ne peut s'empêcher d'accepter. Même si Delilah le déteste clairement, il y a quelque chose en elle qui se sent comme à la maison. De plus, ce ne sont plus des enfants, et ce qui était autrefois une rivalité amère a le potentiel d'être quelque chose de plus doux. 
Quelque chose comme pour toujours."

Ma note : 2.5/5


Mon avis:


En ce moment j'ai envie de lire des romances. Ne me demandez pas d'où me viens cette lubie car je ne saurais vous dire. Alors, quand dans ma PAL j'ai vu cette romance contemporaine plus que prometteuse je me suis dis "Bingo! Tu vas adorer!"... 

Et bien pas tant que ça finalement car globalement je dirais que ce roman est moyen avec une histoire plutôt faible.

Moi, fan inconditionnelle du pitch "ennemies to lovers", n'ai pas été déçue par cet aspect (c'est déjà ça de pris) car le contrat est dûment rempli. Leur chamailleries d'hier et d'aujourd'hui m'ont bien fait rire et leur rancœur est bien palpable. Cependant, mis à part cet aspect, je trouve que la dimension sentiments est assez peu travaillée et reste très classique pour le genre. Certes la fin apporte une autre dimension sentimentale, mais il n'en reste pas moins que cela ne colle pas avec le reste du livre. 

Coté personnages je déplore un manque de profondeur qui a fait que j'ai eu du mal à me connecter aux personnages principaux. A la limite j'aurais presque aimé en savoir plus sur Samantha, la sœur problématique, car elle présente des facettes retorses très intéressantes. 

Au final c'est un livre qui se lit quand même facilement et constitue une bonne distraction. J'en attendais cependant beaucoup plus, d'où mon sentiment général de déception


[Il n'y a à ce jour pas de date connue de parution en VF]

samedi 29 juin 2013

L'élégance du hérisson de Muriel Barbery

4e de couverture :


 " Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."

"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. " "



Mon avis :


Il y à quelques années, avant que je découvre les lectures fantastiques et autres produits de l’imaginaire, j’avais ajouté ce livre à ma WL. Le temps passant, je l’avais délaissé jusqu’au jour ou nos destins se sont de nouveau croisés...

A la lecture de la 4e de couverture je ne m’attendais pas à ce que j'ai trouvé en lisant ce livre. Je pensais à quelque chose de simple, coulant et socialement conventionnel. Mais en fait c’est tout le contraire car j’y ai découvert un nouveau mode de penser. L’auteur m’a portée dans ses réflexions profondes au travers de ses personnages qui voient au-delà du maquillage social dont se parent les êtres humains. Ce livre m’a ouvert à des perspectives nouvelles sur l’entendement des autres, sur la différence et son acceptation, mais m’a aussi permis de comprendre l’engrenage émotionnel dans lequel s’enferment les incompris. Et bien que je ne sois pas d’accord avec tout ce qui est analysé et surtout l’analyse en elle-même, je dois dire que ce fut très enrichissant.

Les personnages, dont nous prenons tour à tour possession du corps et de l’esprit, sont extrêmement intéressants. Renée est une concierge atypique au physique ingrat qui par le biais d’une soif sans faim de culture arrive à fuir sa condition de femme de basse extraction. Elle vit dans la peur qu’un jour quelqu’un la démasque et comprenne qu’elle est loin d’être cette caricature de concierge illettrée et sans esprit. Paloma, elle, est une jeune fille de corps et une femme prodigieuse d’esprit ; une enfant de bonne famille qui cherche sa place dans ce monde et se pose une multitude de questions et cherche des raisons tangibles de continuer à vivre.

Tant l’une que l’autre sont des personnages que j’ai adoré. Elles sont singulières, pleines d’esprit, intelligentes et surtout déterminées à analyser et comprendre cette société incohérente et malade.

Ce livre est inattendu car il permet de démarrer une réflexion sur ce qui nous entoure tout en suivant une trame d’histoire classique avec toutes ses étapes jusqu’à ce dénouement qui m’a mis les larmes aux yeux. Suivre ces deux âmes que le monde désenchante m’a beaucoup appris.

Au final j’ai adoré ce livre hors du commun pour sa capacité à me faire réfléchir et  à voir les relations sociales sous un angle nouveau. C’est un roman surprenant et tellement beau qui ne se lit pas d’une traite car il mérite réflexion et recul. Je recommande vivement cette lecture.


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Quelques citations parmi les milliers d'autres que j'ai aimé :

p. 51 "Etre pauvre, laide et, de surcroît, intelligente, condamne, dans nos sociétés, à des parcours sombres et désabusés auxquels il vaut mieux s’habituer de bonne heure. A la beauté, on pardonne tout, même la vulgarité."

p. 61 "Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique."

p. 157 "Moi, j’ai compris très tôt qu’une vie, ça passe en un rien de temps, en regardant les adultes autour de moi, si pressés, si stressés par l’échéance, si avides de maintenant pour ne pas penser à demain… Mais si on redoute le lendemain, c’est parce qu’on ne sait pas construire le présent et quand on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu’on le pourra demain et c’est fichu parce que demain finit toujours par devenir aujourd’hui […]."

p. 175 "Mme Michel, elle a l'élégance du hérisson: à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont de petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes." 

p. 343 "C’est peut être ça, être vivant : traquer des instants qui meurent."



lundi 29 avril 2013

Entre le Chaperon Rouge et le Loup, c'est fini de Katarina Mazetti

4e de couverture: 


Linnea, dix-sept ans, ne s'est pas remise du décès brutal de Pia, sa meilleure amie. En cette nouvelle rentrée, flanquée de deux copines plus paumées qu'elle, elle interroge les adultes sur le sens de l'existence et cache sa détresse sous une cruauté moqueuse. Quand sa grand-mère chérie lui offre une belle somme d'argent, elle envoie tout promener et part en voyage. C'est le moment pour elle de tomber amoureuse, de faire des choix inconsidérés, de prendre des risques, de perdre son innocence... bref, de vivre sa vie.

Après Entre Dieu et moi, c'est fini (Babel n° 1050), Linnea a grandi mais n'en est que plus déboussolée par le monde adulte. Son désarroi mâtiné de culot offre des pages aussi tendres qu'hilarantes, un cocktail que Katarina Mazetti maîtrise à merveille et que l'on retrouvera en collection Babel dans le troisième volume consacré à son héroïne encore adolescente, mais plus pour longtemps : La fin n'est que le début. "


Mon avis:


Après avoir lu et adoré le premier tome de cette trilogie, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver Linnea alors qu'elle aborde une toute nouvelle étape de sa vie.

Linnea a grandit. Elle est devenue une jeune femme qui se cherche, cherche un sens à sa vie et à celle de tous ceux qui l’entoure. Elle aspire à faire ses propres expériences et à vivre selon ses opinions. Certes, la mort de sa meilleure amie Pia continue de la ronger, mais on sent qu’elle est en train de passer à un autre stade : l’acceptation.

Notre héroïne continue de nous faire voir le monde comme elle le voit. C'est-à-dire plein de contradictions, d’injustices et d’abandons. A travers ses expériences nous côtoyons le genre humain, du meilleur au moins bons. L’amitié, l’hospitalité et l’amour son décortiqués et remis en question mais toujours dans un souci d’arriver à trouver la réponse à cette question existentielle : quel est le sens de la vie ?

Nous retrouvons donc ici les ingrédients du succès du premier volume à ceci près que l’auteur a décidé de faire évoluer son personnage. Cela adouci le sarcasme et les critiques de Linnea, et au même temps permet une certaine profondeur dans ses réflexions.

Le style reste un des points forts de cette trilogie. Bien qu’il y ait une grande majorité de narration je n’ai pas boudé mon plaisir car elle est vivante et nous sert à comprendre le personnage. Un autre point que j’apprécie ce sont les titres à chaque début de chapitre. Ils peuvent parfois nous sembler énigmatiques mais très vite ils prennent tout leur sens.

Au final j’ai encore une fois adoré retrouvé Linnea et ses questionnements. Son regard désenchanté sur la société et ses habitants constitue une base de réflexion intéressante sur ce que nous sommes et ce nous faisons. J’ai vraiment hâte de lire le troisième et dernier tome pour voir ce qu’une Linnea accomplie peut bien penser de la vie. 


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Quelques citations :

p. 20 : "-Dis, tu sais qu'il y a des gens à qui ça va très bien le métal dans la figure! Toi par exemple, on devrait te fermer la gueule avec des agrafes"
p. 69 : "- A l'époque je connaissais un vieux. Un jour, il est allé dans la forêt pur cueillir des myrtilles. Trois jours plus tard il n'était toujours pas revenue. Les gens ont organisé une battue. Quand ils l'ont trouvé, il était presque mort de froid, mais heureux. Pour lui, ç'avait été une aventure extraordinaire. "Même quand on se perd, on arrive quelque part!" a-t'il dit." 


jeudi 4 octobre 2012

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti

4e de couverture:


" Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir".



Mon avis:

Voici  un livre court et direct qui m’a séduite. Je l’ai longtemps pris puis reposé, commencé puis abandonné. Tout ça pour enfin prendre le temps de m’y plonger avec patience et envie.
J’avais déjà pu apprécier l’écriture de Katarina Mazetti avec Le mec de la tombe d’à côté et c’est avec grand plaisir que je l’ai retrouvé. Ici le sujet traité est diamétralement opposé car il est question d’amitié, d’ados et de suicide. Des thèmes qui sont profondément traités et bien expliqués d’une manière ironique, imagée, parfois triste et poétique.
On dit que la fête rassemble mais c’est souvent la douleur qui lie les âmes. Ce livre est l’histoire d’une amitié qui nait dans la douleur et la brimade, qui va croitre et se nourrir au sein de deux jeunes filles qui portent un regard nu sur leur univers et ceux qui partagent cet espace. Envers et contre tous elles vont se battre pour garder leurs opinions et leurs rêves d’un autre monde jusqu’à ce que la vie telle qu’elle est les rattrapent.
Linnea est un personnage que j’ai aimé dès les premières lignes. Mais pas autant que Pia. Ah, Pia ! J’adore cet être que l’auteur en a fait ; son caractère, sa gravité et son intelligence.  Ses répliques plaines de sens, sa vision d’un  monde désenchantée et parallèlement plein d’espoir. Des répliques pleines de sens sorties du vécu qu’elle s’est forgé.
En bref ? Un petit livre plein de bon sens, facile à lire, et qui laisse des marques au coeurEmouvant, direct et poétique, c’est un écrit qui restera ancré en moi pendant un long moment.

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Article transféré de mon ancien blog

mercredi 8 août 2012

Mississippi de Hillary Jordan

4e de couverture:


" Dans le Vieux Sud sauvage des années 40, Laura et Henry luttent pour élever leurs enfants sur une terre ingrate. Laura sait qu'elle ne sera jamais heureuse dans cette ferme isolée et sans confort. Lorsque deux soldats rentrent du front, elle se sent renaître peu à peu. Empoisonné par le racisme, cet univers de boue, de désirs et de mort verra la sauvagerie tout emporter...

Un premier roman magistral sur fond de bruit et de fureur. "



Mon avis:


Voici un livre qui change beaucoup de ce que j’ai l’habitude de lire. Et je n’aurais surement pas sauté le pas de sa lecture si je n’avais pas eu la chance de le gagner l’an dernier à un concours sur la page Facebook des éditions 10/18.
La première impression que l’on a avec ce roman c’est celle d’une Amérique profonde, conservatrice et rudimentaire. On est loin des Etats Unis des strass et des paillettes. Ici on est au cœur de cette Amérique qui souffre avec ses paysans et leurs espoirs de fortune ; et de ses noirs américains qui caressent le rêve fou d’être totalement libres de leurs gestes et respectés en tant qu’êtres humains.
Le ton de ce livre est rude et sombre. C’est vraiment quelque chose qui frappe car il nous permet de nous rendre compte dès les premières pages que nos personnages ne seront pas gâtés, que l’on ne doit pas s’attendre à un happy end. Ce côté sombre et dérangeant est donc le ciment de cette histoire qui voit évoluer plusieurs groupes de personnages
Il y a tout d'abord les blancs, propriétaires terriens et agriculteurs avec Laura, Henry et Pappy. Puis il y a les noirs qui travaillent pour eux avec Florence et  Hap. Et enfin nous avons les soldats avec Jamie et Ronsel.
Pour moi Pappy a été l'être le plus détestable de ce roman, suivi de près par son fils Henry. Ils sont bloqués dans des principes racistes auxquels je n'adhère pas du tout. Au contraire, j'ai énormément aimé Ronsel et ses parents Florence et Hap. Ce que j'ai tant aimé en Ronsel c'est la force dont il fait preuve, l'envie de s'en sortir et de prouver que même s'il est noir il n'en demeure pas pour autant humain, intelligent et doté d'une âme.
Au final je n'ai pas de reproches à faire à ce livre mais il se situe quand même loin du coup de coeur. En fait il m’est même difficile d'en parler car c'est vraiment une lecture très singulière avec des messages sur le racisme, la guerre et la précarité. C’est une fresque d’un temps que beaucoup d’entre nous oublient quand ils pensent à l’Amérique. Car l’Amérique c’est aussi ça si l’on creuse un peu.
En bref? Une plongée dans l'Amérique profonde du milieu des années 40 où le racisme, la guerre mondiale et l'espoir forment un récit sombre et fort.

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Article transféré de mon ancien blog